Alors qu’à Kinshasa, l’Ambassade américaine à Kinshasa est fermée depuis près d’une semaine suite à une menace terroriste, Joseph Kabila appelle “l’Occident” à prendre cette menace au sérieux. “Mais c’est bien de terroristes qu’il s’agit ! Nos amis en Occident devraient se réveiller : c’est en 2012 déjà que j’ai commencé à parler du terrorisme des ADF(Allied Democratic Forces, rebelles d’origine ougandaise opérant dans la région du Ruwenzori, NDLR)”, dit-il en rapport notamment à la situation dans l’Est du pays.

La région de Beni, dans le nord-kivu, fait en effet face à des attaques meurtrières répétées d’islamistes contre des civils. Kinshasa a toujours fait mention d’une organisation terroriste opérant dans le pays. “Je disais aux chefs d’Etat que ces ADF étaient les mêmes que les « shebabs » de Somalie, que Boko Haram en Afrique de l’Ouest, que l’Etat islamique lui-même… Aujourd’hui, les Ougandais s’agitent, mais aussi les Tanzaniens”, fait remarquer le président Kabila.

“Voici une semaine, à Cabo Delgado, au Mozambique, des inconnus ont égorgé des civils, brûlé les maisons avant de prendre la fuite. De la même manière qu’à Beni, où on a arrêté des groupes radicaux dans lesquels se trouvaient des Somaliens, des Kényans, des Ougandais, des Mozambicains… Cette menace inédite exige une très bonne coopération des services de sécurité de la région”, ajoute-t-il.

La police tanzanienne a en effet a arrêté 104 militants islamistes accusés d’avoir l’intention d’établir des bases au Mozambique voisin en octobre dernier. Selon la presse locale, il y a eu au moins 50 attaques d’islamistes présumées dans le nord du Mozambique depuis octobre 2017. Quatre-vingt-dix personnes ont été tuées dans ces violences et plus de 1.000 familles ont été déplacées.

La police tanzanienne affirme avoir procédé aux arrestations lors de récentes opérations de sécurité dans le sud et l’est du pays. Les suspects ont admis qu’ils avaient l’intention d’aller au Mozambique pour rejoindre des camps radicaux.

“Il ne s’agit plus d’une guerre classique mais de groupes qui veulent tuer un maximum de gens puis disparaître. Pour nous, c’est un grand défi, une menace pour l’avenir. Les Mai-Mai qui restent, nous sommes capables de les affronter. Par contre, cette menace terroriste requiert une stratégie particulière. Le Congo ne représente pas un nouveau front mais une cible”, clame Joseph Kabila.

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