Dimanche 25 novembre 2018. Il est 17h à Lubumbashi. La pluie de l’avant-midi a laissé place à un climat plutôt beau. Il ne fait ni chaud ni froid. Sur l’air de jeudi du Stade Frédéric Kibassa Maliba, le gouverneur Célestin Pande Kapopo reçoit un visiteur inattendu: le député Zoé Kabila. Entouré d’une vingtaine de personnes, les deux hommes vont échanger pendant plusieurs minutes.

Le gouverneur Pande, comme le député Kabila, sont ici pour préparer le lancement officiel de la campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary. Le jeune-frère du président Kabila, qui fait une tournée du propriétaire,  inspecte des travaux du déploiement notamment du podium et de quelques matériels, est arrivé dans la ville de Lubumbashi depuis la veille.

 

Mobilisateur à Lubumbashi

Ce stade se trouve dans la Kenya, l’une des communes les plus pauvres de la ville. Lubumbashi est d’une importance capitale pour les Kabila. Ils doivent y affronter leur principal adversaire, Moïse Katumbi, qui a mis un paquet pour remporter la capitale de l’ex-Katanga qu’il a dirigé pendant huit ans. La ville et toutes les quatre province qui formaient l’ex-Katanga, vont être disputées.

Durant la journée, c’est au Stade Lupopo que le ce autre Kabila avait initié un meeting de mobilisation, remplissant l’arène. Comme à Kinshasa il y a quelques jours, Zoé Kabila appelle à soutenir massivement Emmanuel Shadary. Jamais peu à l’aide à la en public, il prend de plus en plus plaisir dans la chose.

Il est attendu dans son bastion de Manono, dans le Tanganyika natal, où il brigue une fois de plus la députation nationale. Alors que président Joseph Kabila doit normalement passer le flambeau à celui qui sera élu à l’issue de la présidentielle du 23 décembre, Zoé Kabila s’encre de plus en plus dans la politique locale et nationale, se positionnant comme l’autre Kabila.

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